Ce mardi 4 mai 2021, environ 70 jeunes, majoritairement des élèves du lycée Arago, ont manifesté dans les rues de Perpignan pour réclamer le passage en contrôle continu des épreuves de philo et de français du bac, ainsi qu’un allégement du grand oral. 

“Génération sacrifiée”, “Des élèves pas prêts pour un bac jamais testé” : les slogans inscrits sur les banderoles parlent d’eux-mêmes. Ce mardi, peu après midi, environ 70 lycéens perpignanais, venus d’Arago, mais aussi de Bon-Secours ou de Lurçat, ont défilé dans les rues du centre-ville. Pour réclamer une nouvelle adaptation du bac aux conséquences de la crise sanitaire. Et notamment à l’enseignement hybride (une semaine en présentiel, une semaine en distanciel) qui les a privés de la moitié des cours depuis novembre.   

“Nous réclamons le passage des épreuves de philo et de français en contrôle continu, ainsi qu’un allégement du grand oral, avec un seul sujet à préparer au lieu de deux”, résume Léo, scolarisé en terminale à Arago.

Le programme est loin d’être terminé

Également présents, les élèves qui se préparent au bac binational (bachibac) valable en France et en Espagne, avaient aussi leurs propres revendications. “Nous devons passer l’épreuve de philo comme les autres élèves de terminale, mais aussi des épreuves d’histoire-géo et d’espagnol en présentiel, explique Alba. Ce sont des gros coefficients pour nous. Or, avec l’enseignement hybride, nous n’avons pas eu tous les cours nécessaires pour acquérir les connaissances indispensables afin de réussir. C’est pourquoi nous demandons également que ces deux matières passent en contrôle continu.”

Les élèves de première, qui sont censés passer les épreuves anticipées du bac de français à la fin de l’année, sont dans le même état d’esprit. “Nous ne sommes pas prêts, estime Aurélien. Le programme est loin d’être terminé. Le gouvernement a réduit le nombre de textes à l’examen, mais ce n’est pas suffisant. Ce qu’on veut, c’est le contrôle continu !”

L’inquiétude des lycéens est d’autant plus grande qu’il ne reste, pour les plus chanceux, que trois semaines de cours en présentiel avant les épreuves fatidiques. Douze jours pour les moins favorisés, ceux dont les semaines en présentiel coïncident avec les jours fériés de mai.   

Source sur l’indépendant

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