Après une année 2019 record, le marché de l’immobilier ne plonge pas dans les Pyrénées-Orientales en 2020, malgré le Covid. La Chambre des notaires des P.-O observe une légère baisse sur l’ancien (- 0,5%), quand les agents immobiliers témoignent d’un marché du neuf actif. Etat des lieux alors que le Salon de l’Immobilier de L’Indépendant a lieu du 18 au 20 septembre au palais des Congrès de Perpignan.

“Une oasis au milieu du désert”. C’est ainsi qu’Hervé Philippe qualifie le marché de l’immobilier dans les Pyrénées-Orientales. Loin des mauvais indices économiques répétitifs, le président de la Chambre des notaires du département dresse un constat plutôt positif. Pas d’euphorie non plus. Le volume des ventes des appartements anciens baisse légèrement (-0,5%), un peu plus sur les maisons anciennes (-3,1%), avec un prix médian stabilisé (1750 € du m2). Mais, aucun dévissement. Ni chute libre. Quasi imperméable au Covid, l’immobilier catalan. En tout cas bien mieux portant que le marché national (-1,2%).

“Il reste dynamique, malgré les saccades et l’arrêt quasi complet provoqués par l’épidémie. On constate un rebond technique en mai. Le marché reste sur son élan de 2019”. C’est-à-dire, une dynamique démographique (+ 5000 habitants chaque année) et des prix les plus bas de l’arc méditerranéen. Tout cela malgré une tension sur les terrains constructibles, notamment autour de Perpignan et sur le littoral. 

“Perpignan est même une des villes de France les plus rentables pour l’investissement locatif, grâce à des prix à l’achat compétitifs”, poursuit Hervé Philippe. “Les prix relativement bas ouvrent l’accessibilité à l’achat à un public plus large”. C’est un autre marqueur majeur.

Comme celui du juste prix. “Les biens proposés au bon prix ne restent pas longtemps sur le marché”, ajuste Bertrand Malquier de la FNAIM. “C’est un indice majeur : vendre au juste prix. L’activité est là. Il y a une vraie appétence”.

“Les prix remontent à Perpignan pour la première fois depuis dix ans”

Sans surprise, dans l’ancien comme dans le neuf, le triangle d’or au sud de Perpignan, le littoral et la Côte Vermeille sont les zones les plus recherchées. Le mdans l’ancien est multiplié par trois à Collioure (3990 €) par rapport à Perpignan (1220 €), quand le prix median pour les P.-O. affiche 1750 €. Sans oublier la bonne santé de la Cerdagne et du Capcir (+ 2,3% à 1890 €). 41% des ventes sont réalisées sur la Côte et la Plaine du Roussillon. Mais aussi vers Perpignan (37%) au prix bien moins onéreux. “D’ailleurs, les prix dans la ville centre remontent pour la première fois après dix ans de baisse ou de stagnation. À 1220 € le m2, les prix retrouvent leur niveau de 2016. Néanmoins, ils chutent toujours de – 21,% par rapport à 2010 (1560 € le m2)”. 

La géographie perpignanaise ne surprend pas non plus. Le sud-est de la ville reste le quartier le plus cher, avec un prix median de 348 500 € dans l’ancien. Il est presque trois fois plus élevé qu’au Haut-Vernet (121 500 €). Enfin, “la quête d’un logement avec un extérieur se fait à la marge ici. Peut-être parce que c’est déjà souvent le cas”, conclut Hervé Philippe.

Source sur l’indépendant

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