Samuel Grauby est à la tête du restaurant Tapas Tavern, sur la zone du Mega Castillet. Il accumule les difficultés mais veut porter un message d’espoir. 

Comment la crise sanitaire a-t-elle impacté votre affaire ? 

Je tenais une enseigne depuis quatre ans, La Table ronde du Castillet, mais le concept ne prenait pas. Pendant le premier confinement, j’en ai profité pour tout changer et créer Tapas Tavern. Mon restaurant étant accolé au cinéma Mega Castillet, j’ai dû attendre sa reprise pour rouvrir en même temps, soit le 4 juillet. La nouvelle formule a bien fonctionné mais, trois mois après, nous avons été obligés de fermer. 

Économiquement, dans quelle situation êtes-vous ? 

Je suis en redressement judiciaire depuis deux ans et je ne peux plus payer les créanciers. Au premier confinement, j’ai eu
1 500 € d’aides de l’Etat par mois, mais mon loyer est de 6 000 €. Pendant les trois mois d’ouverture, on a pu rentrer un peu de trésorerie, mais tout a été englouti par le règlement de la Cotisation foncière des entreprises (CFE). Je n’ai pas pu me verser de salaire depuis un an. J’ai dû quitter mon appartement et, aujourd’hui, je suis hébergé gratuitement le temps de me retourner. 

Et psychologiquement ? 

Toutes ces pertes économiques ont également eu raison de mon couple. Moralement, ça commence à être difficile. Surtout que mon équipe est en larmes à l’idée de voir l’adresse s’effondrer. Mais, malgré tout ça, il faut rester fort. Si je témoigne, c’est aussi pour faire passer ce message. On commence à entendre parler de suicides chez certains commerçants, mais il ne faut pas baisser les bras. Je veux que personne ne craque. 

Source sur l’indépendant

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici