Pas de miracle en ce pont de l’Ascension, les réservations restent faibles dans les hôtels du Pays catalan. Mais des signes encourageants apparaissent. Aux Elmes à Banyuls, le produit phare fait le plein. 

Ascension ne rime pas avec relance. Ce long week-end de quatre jours ne boostera pas l’activité quasi nulle des hôtels des Pyrénées-Orientales. Les réservations ne décollent pas. “L’annonce de la limitation des déplacements à moins de 100 kilomètres du domicile nous a coupé les jambes”, regrette Florence Bellais, présidente des hôteliers à l’Union des métiers de l’hôtellerie (UMIH 66).

“La clientèle toulousaine ne peut pas venir à cause de la distance et les sud-catalans ne peuvent pas passer la frontière. Ce sont nos réservoirs de proximité et ils sont coupés”, insiste-t-elle.

Après deux mois sans aucune activité ou presque, les hôteliers ne se faisaient pas d’illusion. Dix jours après le début du confinement, l’Ascension arrive “trop tôt”. “J’ai pris une réservation ce lundi. On en est à quatre pour ce week-end”, constate Eric Planes, dont l’hôtel à Saillagouse a rouvert la semaine dernière. “C’est encore trop tôt. Je pense qu’il y aura un peu de mouvement au dernier moment. La fermeture de nos restaurants pénalise aussi nos hôtels. Les clients ici souhaitent la demi-pension, là, on ne peut qu’assurer des plateaux-repas servis en chambre”.

50% de remplissage à moitié prix

“Cela ne bouge que très peu”, confirme La Villa Duflot à Perpignan. “Mais, des week-ends comme celui-ci permettent de remettre en route la machine, de confirmer les nouveaux besoins de nos clients et le ressenti de nos collaborateurs. C’est un premier pas important”, ajoute un professionnel perpignanais, également présent en Espagne et au Portugal.

Aux Elmes à Banyuls, la reprise pointe. “On est à 50% de remplissage pour ce pont. Beaucoup d’Audois et de Perpignanais ont réservé un week-end face à la mer, avec des plats en room service assurés par notre chef Michel Vedrines”, savoure la famille Sannac.

Pour relancer la machine, les prix ont été divisés par deux, seuls 6 des 26 salariés sont mobilisés. “C’est aussi l’occasion de maîtriser les contraintes sanitaires. Nous nettoyons encore plus les parties communes. Nous demandons aux clients, qui ont réservé plusieurs nuits, s’ils désirent que l’on fasse les chambres chaque jour. Pas mal refusent. On sert tous les repas en room service”.

Cerise sur le gâteau : “Notre suite avec jacuzzi et vue sur la mer est réservée jusqu’au 31 mai.”

Source sur l’indépendant

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