Laura n’est pas du genre à s’enraciner trop longtemps dans un même endroit. L’Allemagne, Londres, Johannesburg, la Thaïlande ont tous accueilli cette Catalane avide de découvertes. Pourtant, le confinement a déclenché en elle l’envie de rentrer dans son Saint-Cyprien natal. 

Retour aux sources. 2020 aura réussi à faire rentrer Laura et sa petite famille en pays catalan. La jeune femme originaire de Saint-Cyprien était installée à Johannesburg avec son mari Evan et leurs deux fils Samson et Phenix, mais à l’heure du confinement la métropole Sud-africaine est devenue irrespirable, invivable. Angoissée par la croissance de la criminalité dans la ville, Laura a pris sa famille sous le bras pour rentrer à Saint-Cyprien. Un véritable changement de cap pour cette baroudeuse qui a la bougeotte depuis son adolescence. Cette envie de voyages et de découvertes, Laura la cultive depuis l’obtention de son baccalauréat. “Je me suis inscrite à un BTS assistante de direction trilingue à Notre-Dame de Bon Secours car je savais qu’il me permettrait de faire deux stages à l’étranger. Je suis partie en Allemagne en 2005 puis en Angleterre en 2006“, raconte la Perpignanaise.

C’est à Londres qu’elle rencontre celui qui fait toujours palpiter son cœur. Evan est originaire d’Afrique-du-Sud. Alors quand il rentre chez lui, Laura n’hésite pas à le suivre. Installée à plus de 12 000 km de son Saint-Cyprien natal, elle donne des cours de français tout en étudiant la criminologie et la psychologie. En 2010, le couple revient en France du côté de Paris puis de Montpellier. Les amants se passent la bague au doigt en 2012 en France et en Afrique du Sud. Ils auront un nouveau coup de foudre, pour la Thaïlande cette fois-ci. La destination de leur lune de miel devient leur nouvelle adresse. “On adopte notre fils Samson en 2016 et on décide de repartir à Johannesburg la même année. Evan et moi avons tous les deux trouvé un boulot dans l’informatique. En 2019, après neuf ans d’essai, miracle, je tombe enceinte“, dévoile Laura.

Le petit Phenix naît en janvier 2020. Trois mois plus tard, l’Afrique du Sud se confine. La Catalane subit l’augmentation de la criminalité, elle voit son voisin assassiné en pleine journée. Sa maison est remplie de caméras et d’armes. C’en est trop. “J’ai toujours voulu offrir à mes enfants le cadre de vie dans lequel j’ai grandi. Pendant le confinement, mon mari a trouvé une offre d’emploi dans les P.-O. En une semaine nous avons fait nos papiers, nos bagages et nous avons été rapatriés en France. Sans le confinement nous ne serions sûrement pas rentrés aussi tôt. Nous travaillons dans la même entreprise à Saint-Charles. C’est un soulagement d’être ici. D’autant que l’un de mes fils à un retard de développement et le suivi en France est bien meilleur qu’à l’étranger“, précise Laura. 

La Catalane est soulagée de retrouver ses terres, “c’est la meilleure décision de notre vie”, jure-t-elle. Et la famille achète une maison à Saint-Cyprien. La boucle est bouclée. 

Source sur l’indépendant

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