Annonciateur d’une nouvelle vague d’épidémie, le taux de positivité au Covid-19 s’accélère depuis le 4 janvier dans les Pyrénées-Orientales où il atteint une moyenne globale de 5,8% qui se traduit par 644 personnes contaminées sur 11 078 testées. Avec, par endroits, en ville comme dans les villages, des pics constatés à plus de 10%. Voire jusqu’à 17,3%.

Un an quasiment jour pour jour après l’annonce par la Chine du premier décès lié au Covid-19, l’épidémie repart. Sans épargner personne. En première ligne du virus pour en détecter les souches auprès de la population via les tests PCR, les laboratoires privés de biologie médicale. Ils en dressent au quotidien un constat précis et détaillé.

Fort de ces résultats, les groupes Medilab 66 et Biopole 66, déployés sur trente sites dans les Pyrénées-Orientales, le confirment : “On va droit vers une nouvelle vague”, alerte le docteur Jean-François Juan, président de Medilab 66, en analysant les chiffres globaux de la semaine 1 de janvier 2021, courant du 4 au 10 du mois. Sept jours qui ont scellé le début du rebond infectieux après l’accalmie des fêtes de fin d’année.

89 cas positifs quartier Saint-Martin, 88 à Saillagouse

Alors que les candidats au dépistage naso-pharyngé se sont ainsi refaits très nombreux dès la rentrée, 11 078 tests PCR ont localement été réalisés sur la période, 5,8% d’entre eux ont révélé une contamination. Derrière ces statistiques, des cas concrets. À commencer par Perpignan et sa couronne. Au laboratoire du Centre, implanté en plein quartier Saint-Martin, 89 patients sur les 1 035 dépistés se sont avérés positifs. Soit 8,6%. Dans le même temps, le site de Médipole a testé 1 662 personnes pour 88 contaminées (5,3%), tandis que celui de Toulouges a opéré 1 033 actes dont 83 ont matché aux sondes du SARS-CoV-2 (8%). Plus au nord, les biologistes du Vernet ont enregistré 10 cas pour 147 tests (6,8%); ceux de Saint-Estève 19 positifs pour 461 dépistages (4,1%). 

Or, la ville et ses alentours ne sont évidemment pas les seuls touchés. Le coronavirus dans son ancienne formule – à ce jour le variant britannique n’a pas été détecté dans les P.-O. -, s’affiche par exemple également présent à Saillagouse où le laboratoire du secteur explose les compteurs avec 17,3% de cas. Ici, ce sont 509 explorations nasales qui ont débouché sur 88 malades. “Les pourcentages ne sont pas forcément significatifs, on peut avoir un taux élevé de cas Covid en raison d’un faible quota de tests effectués”, atténue le docteur Juan. Plus inquiet de la volatilité du virus.

De retour d’Andorre, d’Espagne, de Tunisie et du Portugal

En attendant l’arrivée d’un des trois variants identifiés au Royaume-Uni, en Afrique du Sud et au Japon, “la mutation britannique étant réputée être nettement plus contagieuse que son prédécesseur”, l’expert surveille à la loupe les “voyages” du coronavirus. Dans les P.-O. et l’Aude sur cette semaine 1 de référence, sept consultants infectés revenaient en effet de l’étranger. Trois d’Andorre, un d’Espagne, un de Tunisie et deux du Portugal. Par contre, aucune trace du Covid sur les 4 revenants de Grande-Bretagne comme sur les 95 autres vacanciers locaux de retour d’une trentaine de destinations internationales.  

Autres enseignements, enfin, à retenir de cette relance actuelle de l’épidémie, les personnes atteintes sur la période sont à 90% des particuliers (non professionnels de santé) qui ont vécu les quatorze jours précédant leur contamination en hébergement individuel (93%). À 49% asymptomatiques le jour du test PCR, ils et elles sont âgés de 7 à 96 ans, avec des pics marqués entre 9 et 61 ans. “Les générations virales (mutations des souches, NDLR), sont à peine de quelques heures. Si en se renouvelant elles engendrent un mutant viable, la planète se retrouve à courir derrière un nouveau virus. C’est ce qui se produit avec les trois variants d’aujourd’hui. La seule solution est dans la vaccination de masse”, milite en conclusion Jean-François Juan.

Source sur l’indépendant

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