Fin mars et quinze jours après le début du confinement, la situation économique et sociale est pour le moins inquiétante, entre secteurs à l’arrêt et d’autres ne fonctionnant qu’au ralenti. Tour d’horizon des aides apportées par l’Etat afin de répondre à cette conjoncture inédite. 

4 millions d’heures de chômage partiel, des filières complètes à l’arrêt, une plateforme logistique fonctionnant à 50 % de son potentiel. Le bilan du Covid-19 sur l’économie départementale est déjà une dure réalité quinze jours après le durcissement des mesures sanitaires visant à freiner la propagation des contaminations. 

Suite à une rencontre mardi matin avec l’ensemble des acteurs économiques, le préfet des Pyrénées-Orientales a tenu à faire un point de la situation en présence des différents représentants de la Direccte, des impôts, de l’Ursaaf et des banques. L’occasion de promettre « souplesse » et « mobilisation exceptionnelle des services de l’Etat » pour ces entrepreneurs et salariés touchés par la crise. 

La barre des 10 000 salariés en chômage partiel bientôt atteinte ?

Ainsi, toute une série de dispositifs est déjà en place, et doit permettre de venir au secours d’activités qui pour certaines ne peuvent plus accueillir de public. Celui concernant le chômage partiel est d’ores et déjà localement à disposition de 9 151 salariés travaillant dans 1 156 entreprises. « C’est un système d’une grande souplesse et qui répond aux inquiétudes des chefs d’entreprise. Il n’y a pas besoin d’attendre une autorisation avant de le mettre en place. Cela ne coûtera rien aux entreprises » a confirmé Eric Doat, responsable de l’unité départementale de la Direccte. Une flexibilité que l’on retrouve également sur le temps que couvrira cette mesure puisque pour l’heure aucune date n’est donnée pour ce qui est de sa fin. Certitude : la provision du coût, à l’échelle du département, dépasse plusieurs dizaines de millions d’euros. Pour l’heure, ce sont essentiellement les entreprises de l’hôtellerie, du tourisme, du commerce et des services qui en sont les bénéficiaires. 

Du côté de l’Ursaaf, les chefs d’entreprise sont appelés à demander un report des cotisations sociales qui sera en revanche automatique pour les indépendants. Afin de répondre aux problèmes de trésorerie, des capitaux de garantie court et moyen termes ont été débloqués dans ce sens par les banques, appelées à jouer le jeu en ces temps difficiles. Pour les très petites entreprises de moins de 10 salariés et avec un chiffre d’affaires en dessous d’un million, le fonds de solidarité, mis en place par l’Etat et les Régions, doit permettre aussi à ces commerçants, artisans, professions libérales, micro-entrepreneurs, de garder le cap au travers d’une aide directe pouvant aller de 1 500 à 3 500 €. En tout cas pour celles qui ont arrêté leurs activités ou perdu la moitié de leurs chiffres lors du mois de mars. 

Bâtiment : le préfet fait le point

L’activité dans le bâtiment doit-elle reprendre ? La question fait polémique et le plus grand flou semble peser sur cette filière importante du département. Pour Philippe Chopin, les chantiers doivent « être maintenus quand il est possible d’assurer la sécurité des employés. Les travaux de la 116 ont repris lundi 30 mars. L’entreprise a pu protéger ses salariés. Il appartient aux chefs d’entreprise de savoir s’ils peuvent ou non travailler. Si cela n’est pas possible, ils bénéficient des mesures liées aux arrêts de travail et au chômage partiel. Une fiche précise sur les consignes de sécurité va être transmise afin de continuer tout en respectant les règles ». 

Concernant le site logistique de Saint-Charles, l’attention des autorités se veut là aussi forte. « Saint-Charles fonctionne et heureusement. Cela est essentiel. Pour l’heure, 50 % de l’activité est maintenue et il faut saluer l’ensemble des travailleurs de cette plateforme ». 

Source sur l’indépendant

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