Étienne Stoskopf le préfet du département, était ce jeudi avec une équipe de maraude nocturne. Ces dispositifs sont d’ores et déjà passés en mode “hivernal” avant l’heure pour répondre à des besoins plus accrus.

“Cette rencontre avec le représentant de l’Etat, confie David Rogala le directeur du pôle social de la Croix-Rouge, est importante pour nous. Le préfet nous a signifié le soutient de l’Etat et de ses services à nos équipes sur le terrain au quotidien.”
Étienne Stoskopf a participé à des maraudes, des distributions de kits repas aux personnes dans la rue avec lesquelles il s’est entretenu. Il a également rencontré les responsables et les écoutants du service 115, ceux des hébergements de nuit et d’urgence. Le département propose 420 places, sur 6 sites différents. Cette capacité a été sensiblement augmentée dès le premier confinement. “Il est possible que ces lits supplémentaires soient pérennisés après la sortie de crise, confie un responsable, mais aujourd’hui on ne peut rien dire.” Cette capacité d’hébergement à la hausse, a forcement induit une hausse des demandes d’accueil. 

“Notre rôle au cours de ces maraudes quotidiennes, poursuit le responsable du pôle social, est d’aller vers les usagers qui sont dans la rue, les diriger si besoin vers des placements d’urgence, leur fournir des repas et des duvets. Actuellement nous faisons aussi des distributions de masques. Avec le nouveau confinement, nous avons également avancé le dispositif hivernal, à savoir un renfort des équipes sur le terrain avec des repas chauds ou froids .”

De la même manière, l’abri de la Croix-Rouge dit “de nuit”, a été transformé depuis le début du mois en un hébergement H24 ayant la possibilité d’accueillir une trentaine de personnes ayant à disposition des lits de camp pour passer la nuit.

“Quoi qu’il en soit, confie un membre de la Croix-Rouge, personne n’est jamais obligé de dormir dans la rue. Pour tout usager qui demande un hébergement de nuit, en trouvera un. On est là pour ça.”

Les statistiques notent toutefois qu’environ 20% d’entre eux refusent d’être hébergés dans ces centres d’accueil.

Source sur l’indépendant

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici