Les professionnels de l’hôtellerie et de la restauration poussent un coup de gueule alors qu’ils ont constaté que leurs assurances ne couvriront pas les préjudices liés à la crise du Covid-19.

Portés par leur syndicat interprofessionnel, l’Union départementale des métiers des industries de l’hôtellerie (UMIH 66), les professionnels de la filière* sont remontés. Ils expriment ces derniers jours le douloureux constat d’un manque de soutien des assurances alors que leurs entreprises traversent une période difficile. Pour la plupart, ils se retrouvent en fermeture administrative du fait du confinement lancé depuis le 14 mars afin de contrer la progression du Coronavirus. 

98% des demandes d’aides sont refusées

C’est ce que confirme Hervé Montoyo, président de l’UMIH 66. Il a adressé un courrier aux parlementaires afin de les alerter. S’il salue les mesures prises « par le président de la République », il dénonce le fait que les « professionnels se retrouvent face à des murs quand ils sollicitent leurs assurances pour faire assurer les préjudices de la crise. Les résultats d’une enquête faite auprès de nos entreprises sont sans appel : 98% des demandes d’aides sont refusées par les assureurs. Nous demandons donc la reconnaissance par les pouvoirs publics d’un « état de catastrophe sanitaire » ou un autre dispositif qui permettrait de débloquer la situation ».

Pour l’heure, la fédération française de l’assurance confirme que « la quasi-totalité des contrats couvrant les entreprises (pertes d’exploitation, …) exclut l’événement d’épidémie. En fonction de sa durée et de son ampleur, elle peut affecter tous les secteurs et avoir un impact sur l’activité économique globale, rendant ainsi ses conséquences économiques inassurables ».

* Cafés, hôtels, restaurants, discothèques. 

Source sur l’indépendant

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