3 200 adhérents des deux salles de sport Freeness du département sont désormais orphelins de leurs sites. La liquidation de la marque nationale est tombée vendredi dernier.

Tout semblait sourire aux salles de sport de la marque nationale Freeness. La première d’entre elles, installée chemin de la Fauceille à Perpignan en 2011, était avec ses 1 600 m2 sur deux étages une des plus grandes des Pyrénées-Orientales. Sa sœur jumelle, montée à Claira deux ans plus tard, suivait le même chemin vers le succès.

“Quand nous avons ouvert, confie Julien Tadin le directeur du site perpignanais, nous avons enregistré 3 700 adhérents. Il est vrai que nous étions des précurseurs sur ce créneau de salles de sport ouvertes 24 h sur 24. Aujourd’hui tout est terminé, c’est un vrai gâchis, je suis désespéré pour tous nos clients qui formaient au fil des années une vraie famille.”

9 salariés sans travail et une quinzaine de prestataires impactés

C’est du niveau national qu’est venue la mauvaise nouvelle : la liquidation de la marque et donc la fermeture définitive des deux salles du département comme toutes celles de France. “Bien sûr le confinement de mars nous a donné un premier coup sur la tête, poursuit son directeur aujourd’hui licencié, mais nous avons rouvert le 2 juin dernier avec toutes les dispositions sanitaires imposées. Les adhérents sont revenus, ils n’attendaient que ça. Mais comme nous avons été obligés de fermer de nouveau ce mois-ci, la société, qui était déjà en redressement, n’a pas pu faire face aux charges.”  Dans les Pyrénées-Orientales, cette liquidation va priver de travail 9 salariés du groupe (70 au niveau national) mais va également impacter la quinzaine de prestataires (profs de zumba, de sport, de danse…) qui occupaient une partie des locaux.

“On a vraiment l’impression d’être abandonnés par nos patrons, se désole encore Julien Tadin, je suis désolé pour tous nos adhérents. Le problème c’est que nous ne sommes que les premiers sur la liste des fermetures toutes activités confondues.” 

Tribunal de commerce des P. -O. : pas de défaillances à noter

Au Tribunal de commerce de Perpignan, on ne note pas actuellement une recrudescence des défaillances des entreprises locales. “C’est en grande partie l’effet des PGE, les prêts garantis par l’Etat, assure Germain Moreno le vice-président du tribunal. Ces prêts ont été accordés, notamment en mars lors du premier confinement. Ils devront normalement commencer à être remboursés dans quatre mois, là évidemment les risques de voir arriver des dossiers est élevé.” Sauf si un report est décidé par le gouvernement, mais rien n’est sûr. Les entreprises en difficulté sont donc bien sous “perfusion”, mais cela ne durera pas éternellement. Les secteurs les plus en tension restant bien entendu les restaurants, les bars, les cafés.

Pour le cas particulier de la société Freeness, il est possible que des repreneurs soient intéressés par les salles aujourd’hui fermées. Si une solution est trouvée en ce sens pour Perpignan et Claira, on peut imaginer une réouverture courant 2021 sous une autre marque. Tout va dépendre de l’autorisation ou non d’ouvrir ces sites au public. Car si les fermetures s’éternisent, les rentrées de cotisations seront nulles et la rentabilité totalement affectée.

Notez enfin que les cotisations des adhérents ont été suspendues depuis le début du mois.

Source sur l’indépendant

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