Comme un tiers des parlementaires de la majorité présidentielle, l’élue de la 3e circonscription a reçu un message glaçant depuis son site Internet en lien avec le vote de la loi sanitaire. 

“Votre pass sanitaire et isolement obligatoire = mort par balles. Ne prenez pas cet avertissement au sérieux et ça m’arrangera, on pourra vous atteindre plus facilement. Certains députés vont avoir une surprise”. Le dimanche 18 juillet dernier, tout juste une semaine après la prise de parole du Président de la République Emmanuel Macron annonçant la mise en place des nouvelles restrictions, la députée Laurence Gayte a reçu ces messages. 

Depuis l’onglet “contact” de son site Internet, un individu a donc envoyé un message en utilisant une fausse adresse mail “massacre@laurencegayte.fr”. L’élue de la troisième circonscription des P.-O. n’est pas la seule parlementaire à subir ces attaques anonymes. Environ un tiers des députés LREM ont été la cible d’antivax. Le parquet de Paris a ainsi ouvert une enquête le 21 juillet pour “menaces de morts à l’encontre de personnes investies d’un mandat public” et des investigations sont menées par la brigade de répression de la délinquance contre la personne. 

“Je vais déposer plainte ce mardi 27 juillet. Les messages se ressemblent et ont été envoyés aussi à des professionnels de santé. On a affaire à une petite minorité des manifestants opposés au Pass sanitaire. C’est un groupe d’activiste qui utilise les mêmes procédés que lors des manifestations des Gilets jaunes et qui ne surmonte pas leur frustration. Cette violence est inquiétante car elle devient de plus en plus véhémence dans les propos”, témoigne Laurence Gayte.  

Ces menaces m’obligent à barricader ma permanence

Pour la députée, ce sont les deuxièmes menaces de mort proférées à son encontre. “Suite aux premières attaques, on a mis en place certaines mesures. Tout d’abord en déménagement ma permanence dans un immeuble au 2e étage. Je devais cela à mes collaboratrices qui ne travaillaient plus dans la tranquillité suite à l’attaque de la permanence de Romain Grau. Ma priorité est de les protéger. Ces menaces m’obligent à me barricader et ce n’est pas ce que j’imaginais comme lieu de proximité pour dialoguer avec la population. Mais, aujourd’hui, je ne peux pas faire autrement”

À noter que suite à ces menaces de mort, le ministre de l’Intérieur a donné des instructions aux préfets afin qu’une surveillance accrue soit mise en place dans les permanences des parlementaires de la majorité présidentielle. 

Source sur l’indépendant

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