En raison du Covid, l’exploitant néerlandais du site n’est pas parvenu à atteindre les objectifs fixés avec les propriétaires des villas de L’Espinet. Si trois acheteurs se sont montrés « fortement intéressés » pour prendre la suite, l’établissement pourrait fermer ses portes sans garantie de les rouvrir au 30 septembre.

À quelques jours de sa pause hivernale, le village de vacances Vayamundo L’Espinet est en émoi. Le domaine de 120 hectares pourrait ne pas rouvrir ses portes à l’été prochain faute d’acheteur, mettant par là même les dix salariés permanents et les nombreux saisonniers au chômage. 

Une situation dont se désole Koen De Weerdt, directeur général de Vayamundo, exploitant actuel du site jusqu’au 30 septembre prochain. « Beaucoup de ces employés travaillent à L’Espinet depuis longtemps, indique-t-il par mail. Ils y ont mis leur cœur et leur âme. » Le directeur général du groupe belge tient d’ailleurs à les remercier pour « leur engagement inconditionnel », et pour leur travail sur cette dernière saison, « dans des circonstances très difficiles »

À en croire Koen De Weerdt, cette fermeture potentielle serait due à « un désaccord » entre le groupe et « les propriétaires » des 160 villas qui composent le village. « Nous n’avons pas été en mesure d’atteindre les objectifs fixés », écrit sans détour le directeur général du groupe, qui a repris l’exploitation en 2017. Lequel objectif était « d’augmenter le chiffre d’affaires de 30 % » ce qui aurait permis « de récupérer les coûts fixes très importants grâce à un taux d’occupation plus élevé »

L’exploitant comptait sur le marché touristique français pour y parvenir. Mais le Covid et les règles sanitaires ont eu raison de ces bonnes volontés, comme dans d’autres secteurs touristiques. 

Considérant que le modèle actuel, où les propriétaires des villas « ne paient pas de frais de parc et reçoivent un loyer fixe », ne pouvait pas « fonctionner sur le long terme », Vayamundo affirme avoir cherché à modifier cette formule en ouvrant des discussions. « Les négociations n’ont pas abouti, les baux ont donc été résiliés pour le 30 septembre », précise Koen De Weerdt. D’après lui, « trois acheteurs potentiels » seraient « fortement intéressés ». Mais à l’heure actuelle, « aucune décision définitive » n’aurait été prise. 

Source sur l’indépendant

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