Un état de fatigue plus ou moins important et durable : de nombreuses personnes immunisées par un vaccin à ARNm ont rapporté cet effet indésirable. Et que se passerait-il si on modifiait la méthode d’injection ? Une équipe de Singapour a tenté l’expérience sur des souris.

Douleur au point d’injection, maux de tête, fatigue, douleurs articulaires… La majorité des effets indésirables induits par les vaccins à ARNm sont sans gravité, écrivait courant avril l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). Des effets constatés dans tous les pays dont les populations ont été vaccinées avec les vaccins Pfizer et Moderna. Et notamment à Singapour où des chercheurs de la Duke–NUS Medical School se sont tout particulièrement intéressés à l’effet indésirable le plus souvent rapporté : la fatigue.

Les scientifiques ont procédé en deux temps. Ils ont d’abord cherché à comprendre pourquoi certaines personnes étaient plus fatiguées que d’autres après avoir été vaccinées. Ils ont donc analysé les échantillons sanguins de 175 personnes qui avaient reçu une injection du vaccin Pfizer. Résultat : celles et ceux qui éprouvaient une fatigue modérée après la vaccination étaient plus susceptibles d’avoir une expression des gènes plus élevée liée à l’activité des cellules T et des cellules tueuses, qui jouent un rôle central dans le système immunitaire.

Sous-cutané

Les chercheurs ont ensuite voulu vérifier si la voie d’injection choisie pouvait avoir un effet sur la réponse immunitaire, et potentiellement la fatigue. Ils ont testé deux méthodes sur des souris : la voie intra-musculaire, celle qui est pratiquée chez les humains, et la voie sous-cutanée, dans laquelle le vaccin est injecté moins profondément, juste sous la peau.

Conclusion : les souris vaccinées en sous-cutané ont développé une réponse immunitaire moins susceptible d’être associée à certains effets indésirables tels que la fatigue. Et ce, sans que l’efficacité du vaccin ne soit remise en cause. Ces résultats doivent bien sûr être confirmés chez l’humain, mais si c’était le cas, cela pourrait ouvrir la voie à une nouvelle stratégie de vaccination. Et peut-être lever les réticences liées à la crainte des effets indésirables.

Source sur l’indépendant

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