L’Agence nationale de sécurité du médicament a réalisé une étude d’envergure sur les cas de troubles menstruels aggravés après la vaccination contre le Covid-19.

L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a livré ses conclusions sur les troubles menstruels déclarés à la suite de la vaccination par un vaccin à ARN messager (comme ceux de Pfizer-BioNTech et Moderna).

Plusieurs femmes avaient en effet signalé des troubles à la suite du vaccin. Un comité de surveillance a été mis en place au niveau national et européen. Depuis juillet dernier, les femmes concernées devaient les signaler grâce à un guide de pharmacovigilance.

Plus de 3400 cas

Entre juillet et septembre 2022, 2 952 cas de troubles menstruels ont été déclarés avec le vaccin Comirnaty (Pfizer/BioNTech), et 515 avec le vaccin Spikevax (Moderna). La majorité de ces déclarations ont été réalisées directement par les patientes. Certaines déclarations rapportent des événements très antérieurs, pouvant dater jusqu’au printemps 2021.  Les troubles menstruels déclarés concernent majoritairement des modifications de la durée et l’intensité des saignements associés ou non à des douleurs. De plus, on observe une persistance possible de ces effets chez certaines patientes sur une durée autour de 6 mois. 

Effet indésirable

Ainsi, le comité de pharmacovigilance a conclu, vendredi 28 octobre 2022, que les saignements menstruels abondants peuvent être considérés comme un effet indésirable potentiel des vaccins Comirnaty et Spikevax. Les cas déclarés sont le plus souvent “non graves” et transitoires. Les saignements menstruels abondants seront ajoutés dans les résumés des caractéristiques du produit (RCP) et les notices de ces deux vaccins.

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« Rien ne suggère que les dérèglements menstruels qui touchent certaines personnes aient un quelconque effet sur la reproduction ou la fertilité », rassure néanmoins le comité européen comme l’indique le journal Le Monde qui précise « les données disponibles confirment que les bénéfices de ces vaccins l’emportent largement sur les risques ».

L’ANSM recommande aux femmes concernées par des troubles sévères du cycle menstruel après la vaccination contre le Covid-19, de consulter leur médecin pour si nécessaire procéder à des examens complémentaires.

Source sur l’indépendant

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