Plus de 300 gendarmes sont mobilisés dès ce mercredi 20 mai 2020 et jusqu’au dimanche pour réguler les entrées dans le département et surveiller les secteurs d’affluence. 

“On n’est clairement plus dans la pédagogie. On est entré dans une autre phase”. Le ton est donné par le colonel Guillaume Poumeau de Lafforest, commandant du groupement de gendarmerie des P.-O. Et le message est clair.

342 militaires sont engagés à compter de ce mercredi 20 mai 2020 en début d’après-midi et ce jusqu’à dimanche afin de veiller à l’application des mesures sanitaires liées à la crise du Covid-19 sur l’ensemble du département durant ce long week-end de l’Ascension, qui en outre s’annonce ensoleillé.

Les effectifs assureront ainsi deux missions.  La première visera à filtrer toutes les entrées dans le département par le nord. Tous les accès par l’autoroute A9 (sorties n°41, 42, 43), par la D900, la D83, la N20, la D118, par les axes secondaires comme la D611, la D5 via Opoul et Estagel… seront systématiquement contrôlés. Et ce afin de vérifier les attestations pour les déplacements de plus de 100 km hors de son département et pour lesquelles les usagers doivent en outre présenter un justificatif de leur domicile principal.

Le deuxième axe d’intervention portera, tous les après-midi et soirs, à inspecter les secteurs de grands rassemblements pour vérifier que les règles sanitaires mises en place par les collectivités sont respectées, sur les plages, au bord des lacs, sur les chemins de randonnée, en plaine comme en montagne. 

Enfin, en cas de grosse affluence au Perthus, le dispositif instauré le 11 mai est prêt à être réenclenché aussitôt pour éviter l’engorgement sur les axes routiers et inviter les automobilistes à faire demi-tour aux abords de la zone frontalière. 

“L’enjeu est trop fort, développe le commandant de groupement. D’abord, il y a le risque sanitaire. Et puis si les gens ne respectent pas les règles, des mesures de retour en arrière pourraient être prises. Ce serait dommage”.  De fait, tous les contrevenants s’exposent à une amende de 135 euros, voire de 200 euros en cas de récidive, autrement dit s’ils ont déjà fait l’objet d’une contravention depuis le 24 mars.  

Source sur l’indépendant

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici