Toei Animation a publié le 31 août 2026 un communiqué démentant avoir donné son accord au parc Dragon Ball annoncé dans le Val-d’Oise : ni la société japonaise ni les autres détenteurs des droits n’ont accordé « aucune autorisation de licence concernant ce projet ». Une semaine après l’annonce présidentielle de trois parcs à thème à Cergy-Pontoise, financés par des fonds saoudiens à hauteur de 6 milliards d’euros, le principal ayant droit du manga d’Akira Toriyama affirme même n’avoir « connaissance d’aucun fait allant en ce sens ». Voici ce que dit exactement le communiqué, ce qui reste vrai dans le projet francilien, et pourquoi le seul parc Dragon Ball licencié au monde se trouve en Arabie saoudite.
En bref
- Le 24 août 2026, Emmanuel Macron a annoncé trois parcs à thème à Cergy-Pontoise : 6 milliards d’euros d’investissement saoudien, 22 000 emplois promis — sans jamais citer Dragon Ball.
- C’est l’Élysée (auprès de l’AFP) et des élus, dont Valérie Pécresse, qui ont évoqué un parc consacré au « manga DragonBall ».
- Le 31 août, Toei Animation a démenti : « aucune autorisation de licence » n’a été accordée pour ce projet, et les visuels diffusés dans la presse proviennent du parc de Qiddiya City, en Arabie saoudite.
- Le démenti porte sur la licence Dragon Ball, pas sur le protocole d’accord franco-saoudien : le projet de trois parcs n’est pas officiellement abandonné.
Ce que dit exactement le communiqué de Toei Animation #
Le texte, daté du 31 août 2026 et intitulé « Position de notre société concernant les informations faisant état de la construction d’un parc à thème Dragon Ball en France », ne laisse guère de place à l’interprétation. Toei Animation Co., Ltd. — dont le siège est à Nakano, à Tokyo — y écrit : « Notre société ainsi que les différentes sociétés détentrices des droits concernées n’ont accordé aucune autorisation de licence concernant ce projet, et nous n’avons connaissance d’aucun fait allant en ce sens. »
À lire One Piece chapitre 1190 : résumé complet et date du 1191
Le studio ajoute une précision qui dit beaucoup de l’emballement médiatique : les images et vidéos conceptuelles utilisées par plusieurs médias pour illustrer le futur « parc Dragon Ball du Val-d’Oise » proviennent en réalité du parc de Qiddiya City, en Arabie saoudite, annoncé le 22 mars 2024. Selon Toei, ces visuels « n’ont absolument aucun lien avec les informations en question ».
Trois parcs à 6 milliards d’euros : ce qui a vraiment été annoncé le 24 août #
À l’origine de l’affaire, il y a une annonce bien réelle. Le 24 août 2026, Emmanuel Macron publie sur X : « Avec l’Arabie saoudite, nous faisons une annonce sans précédent. À Cergy-Pontoise, trois parcs à thème vont voir le jour. 6 milliards d’euros d’investissement. 22 000 emplois créés. Une ampleur jamais vue depuis Disneyland Paris. » Le projet est porté par Qiddiya Investment Company, société détenue par le fonds souverain saoudien, dans le cadre d’un protocole d’accord signé avec le gouvernement français.
Le site pressenti est la friche de l’ancien parc Mirapolis, à Courdimanche, dans l’agglomération de Cergy-Pontoise : environ 55 hectares laissés à l’abandon depuis la fermeture du parc, il y a trente-cinq ans. Un emplacement stratégique aux portes de Paris — mais, dans le message présidentiel, aucune franchise n’est nommée. Ni Goku, ni manga, ni Dragon Ball.
Alors, qui a parlé de Dragon Ball ? #
Le nom du manga est arrivé par d’autres canaux. L’Élysée a évoqué auprès de l’AFP la possibilité qu’un des trois parcs soit consacré à Dragon Ball. La présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, a été plus affirmative encore : « Trois nouveaux parcs d’attraction — dont un sur le thème du manga DragonBall — en Île-de-France ! », a-t-elle écrit sur ses réseaux. Des élus du Val-d’Oise ont relayé la même idée.
À lire One Piece 1189 : date de sortie, heure et spoilers (arc Elbaph)
La presse a ensuite fait le lien avec le parc saoudien déjà annoncé, illustrations spectaculaires à l’appui — précisément celles que Toei rattache aujourd’hui à Qiddiya City. Le raccourci était tentant : même investisseur saoudien, même franchise culte. Dragon Ball occupe une place à part dans la culture populaire française, au point que ses codes — shonen, kamehameha, Saiyans — font partie du vocabulaire de base du manga et de l’anime. Mais juridiquement, un protocole d’accord sur des parcs à thème n’est pas un accord de licence sur une œuvre.
Le seul parc Dragon Ball licencié au monde est en Arabie saoudite #
C’est l’élément que beaucoup de lecteurs ont découvert à l’occasion de ce démenti : il existe déjà un parc Dragon Ball officiel — un seul — et il est prévu à Qiddiya City, près de Riyad. Annoncé le 22 mars 2024 dans le cadre d’un partenariat officiel avec Toei Animation, le projet prévoit plus de 500 000 m², sept zones thématiques et plus de 30 attractions, dont une statue de Shenron de 70 mètres abritant des montagnes russes. Sa date d’ouverture n’a pas été communiquée officiellement.
| Projet du Val-d’Oise | Parc de Qiddiya City | |
|---|---|---|
| Lieu | Courdimanche / Cergy-Pontoise (friche Mirapolis, ~55 ha) | Qiddiya City, Arabie saoudite |
| Licence Dragon Ball | Aucune, selon le communiqué de Toei du 31 août 2026 | Officielle, partenariat Toei Animation (annoncé le 22 mars 2024) |
| Contenu annoncé | Trois parcs à thème, 6 milliards d’euros, 22 000 emplois promis | +500 000 m², 7 zones, +30 attractions, Shenron de 70 m |
| Calendrier | Non précisé | Ouverture non datée officiellement |
Le projet francilien est-il enterré pour autant ? #
Non — et c’est la nuance importante. Ce que Toei dément, c’est l’octroi d’une licence Dragon Ball, pas l’existence du protocole d’accord entre Qiddiya Investment Company et le gouvernement français. Les trois parcs de Cergy-Pontoise restent officiellement dans les tuyaux ; c’est leur thème qui, en l’état, n’a aucune validation des ayants droit japonais.
Sur le terrain, le dossier suscite déjà des débats : des élus locaux, dont le député du Val-d’Oise Aurélien Taché et une conseillère d’opposition de Courdimanche, réclament une véritable concertation avec les habitants et les communes voisines, et la presse régionale rapporte des réserves de riverains. Entre l’envie de voir la friche de Mirapolis reprendre vie et la méfiance envers un projet annoncé d’en haut, le débat local ne fait que commencer — calendrier, financement détaillé et étapes réglementaires restent à préciser.
À lire Lexique manga et anime : shonen, isekai, VOSTFR… les mots et les chiffres à connaître
Pour les fans, la prudence s’impose donc : tant qu’aucun accord de licence n’est signé, parler d’un « parc Dragon Ball » en France relève de la projection. En attendant, l’actualité de la franchise et du manga en général ne manque pas, entre les suites anime les plus attendues de 2026 et le feuilleton hebdomadaire de One Piece.
FAQ #
Y a-t-il un parc Dragon Ball officiellement prévu dans le Val-d’Oise ?
Non, pas à ce jour. Dans son communiqué du 31 août 2026, Toei Animation affirme que ni elle ni les autres sociétés détentrices des droits n’ont accordé « aucune autorisation de licence » pour ce projet. Seuls trois parcs à thème, sans franchise validée, ont été annoncés à Cergy-Pontoise.
Le projet de trois parcs à Cergy-Pontoise est-il abandonné ?
Non. Le démenti de Toei Animation porte uniquement sur l’usage de la licence Dragon Ball. Le protocole d’accord entre Qiddiya Investment Company, société du fonds souverain saoudien, et le gouvernement français — 6 milliards d’euros pour trois parcs à thème — n’est pas remis en cause à ce stade.
Où se trouve le seul parc Dragon Ball licencié au monde ?
À Qiddiya City, en Arabie saoudite. Annoncé le 22 mars 2024 en partenariat officiel avec Toei Animation, il doit s’étendre sur plus de 500 000 m² avec sept zones thématiques, plus de 30 attractions et une statue de Shenron de 70 mètres. Sa date d’ouverture n’a pas été communiquée officiellement.
À retenir #
Le « parc Dragon Ball du Val-d’Oise » n’existe, pour l’instant, que dans les déclarations politiques et les titres de presse : Toei Animation et les autres ayants droit affirment n’avoir accordé aucune licence et n’avoir connaissance d’aucun fait en ce sens. Le projet de trois parcs à Cergy-Pontoise, lui, reste sur la table via le protocole d’accord franco-saoudien — mais sans thème validé. Et le seul parc Dragon Ball autorisé au monde reste celui de Qiddiya City, en Arabie saoudite. Sources : CNews, franceinfo, Qiddiya.